Le choix de carrière: parfois un vrai casse-tête

le-choix-de-carriereDu plus loin que je me souvienne, je voulais être prof. J’étais le genre de kid bizarre qui mettait ses toutous en rond, et je pouvais passer des heures et des heures à leur enseigner je sais plus trop quoi. J’aimais ça transmette mes connaissances aux autres.

Et puis au secondaire, je voulais être infirmière. Sauver la vie des gens et faire une différence. Qui ne veut pas changer la vie des autres et se sentir important? Pendant presque tout mon secondaire, j’étais convaincue que j’avais trouvé ma voie.

Et là, du haut de mes 16 ans, j’arrive en secondaire 5, plus qu’heureuse que cette période de ma vie soit presque terminée. La conseillère en orientation vient toujours faire son tour pour nous répéter qu’elle est là pour nous aider et que les inscriptions arrivent bien vite. Et juste de même, je me dis «je pourrais aller la voir, juste pour confirmer que je fais vraiment le bon choix» tsé… Donc, je la rencontre plus d’une fois, pour finalement me rendre compte qu’infirmière, c’est pas pour moi. Mon désir d’aider les autres était ce qui m’avait poussé vers ce métier, mais j’avais arrêté ma réflexion là.

Je me ramasse sans aucune idée dans quel programme m’inscrire au Cégep et il reste genre 2 mois. Super. À ce moment, j’ai commencé à paniquer et me demander qu’est-ce que je pourrais bien faire. Finalement, la conseillère m’aide et je trouve: je vais m’inscrire en techniques de travail social.

Si on m’avait demandé à ce moment-là c’était quoi le travail social, j’aurais même pas su répondre. Mais, somehow, ça correspondait parfaitement à ce que je voulais faire.

À l’automne 2013, j’ai commencé ma technique au Cégep de Trois-Rivières. C’était du néant pour moi, une étape épeurante parce que je m’étais mis beaucoup (trop) de pression pour que ça soit le bon programme pour moi. Je voulais tellement pas changer de programme trois fois, pour pas plus savoir ce que je voulais. Le pire, c’est que cette pression venait de moi-même, pas de ma famille ou de mes amis. Je pense que je voulais montrer aux autres que j’allais réussir first shot.

Sérieusement, on nous demande de choisir à 16 ans, la job qu’on veut faire pour le reste de nos vies. Parce que maintenant, on a plus trop le droit à l’erreur. On connait tous quelqu’un qui est au Cégep depuis 6 ans parce que il sait juste pas quoi faire.

Mais dans le fond, who cares? On a le droit de pas trouver du premier coup notre dream job, on a le droit de changer de programme 4 fois si c’est la façon de découvrir nos intérêts, et on a surtout droit à l’erreur.

Avec du recul, je sais que j’ai pris la meilleure décision pour moi en secondaire 5 en m’inscrivant dans cette technique. En mai dernier, j’ai terminé mon Cégep. Mais je mentirais en disant que j’ai jamais voulu lâcher parce que j’étais pas sûre, ou que j’ai jamais eu de doutes.

Tsé la fameuse phrase «choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie»? Ben je suis obligée de te dire que c’est vrai. Quand tu aimes ce que tu fais, c’est ben moins pénible de se lever le matin pour aller travailler. Faque, permets-toi d’essayer et surtout, de te tromper. Tu vas finir par trouver.

Carolanne

 


Carolanne est une fille simple, positive, souriante et chaleureuse. Elle est en train de finir ses études en travail social et elle trippe sur sa job! Elle aime la musique (genre un peu trop), l’été, le soleil, la nature et les bons moments entre amis. Ce qu’elle fait dans ses temps libres? Regarder ses Youtubers préférés, procrastiner, être avec ses amis, et faire des gaffes.


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