Voyager seule: pourquoi pas?

voyager-seuleMa mère a toujours été pour moi une grande inspiration. Il y a quelques années de ça, elle est partie en Asie, toute seule avec son pack sac. Disons que peu de femmes de 50 ans décident de partir à l’aventure en solo comme ça. C’est de là que l’idée de faire de même a commencé à germer dans ma tête. Cet été, j’ai finalement décidé de réaliser ce petit projet-là. Je suis donc partie 40 jours seule en Amérique centrale.

Loin d’être une solitaire dans l’âme, c’était pour moi un gros challenge personnel. J’ai décidé de ne rien planifier, pour être libre de faire ce que je veux et quand je le veux #GoWithTheFlow.

Avant de partir, les gens de mon entourage n’arrêtaient pas de me répéter à quel point j’étais chanceuse et courageuse de faire ça. Une fille toute seule en plus tsé (so what?)! Même si j’étais confiante à l’idée d’être une femme qui voyage seule, j’avais tellement peur. J’avais la chienne de partir toute seule. Pas parce que je suis une fille, juste parce que j’avais peur de pas savoir quoi faire rendu là-bas, de pas être en mesure de me débrouiller. Les pires scénarios défilaient dans ma tête sans arrêt. J’étais loin de l’héroïne courageuse qui part à la conquête du monde! Plus ma date de départ approchait, plus je stressais. Pis j’étais de moins en moins certaine que c’était du stress positif et stimulant, mon affaire…

Finalement, tout au long de mon voyage, je ne me suis jamais vraiment sentie seule. Le pire moment, je pense, ç’a été quand ma meilleure amie m’a laissée à l’aéroport. J’attendais toute seule et je me posais beaucoup trop de questions existentielles (du genre: suis-je complètement folle?). Tsé, j’avais encore le choix de revirer de bord, de rappeler ma meilleure amie et de lui dire «fuck off, revient me chercher please». Je dois avouer que cette idée-là m’a traversé l’esprit, mais je l’ai tout de suite repoussée. J’avais plus de couilles que ça.

Et je suis heureuse d’avoir pris la décision de partir. #NoRegrets. C’est le genre d’aventure qui te change complètement. Passer 40 jours toute seule là-bas ça m’a fait grandir comme je l’aurais fait en plusieurs années ici. J’ai pris le temps de me ressourcer, de penser à moi, à ce que je veux vraiment. Je me suis ouverte sur le monde, j’ai rencontré des gens extraordinaires des quatre coins de la planète. Surtout, j’ai pris le temps d’apprécier le moment présent, chose qu’on néglige ici. Tsé, juste prendre le temps de regarder le ciel étoilé, d’entendre le son des vagues, de ressentir le vent – ce genre de petits moments anodins qui font du bien, qui te font sentir vivante.

Le plus important maintenant, c’est de continuer à profiter du moment présent, même à Montréal. Tsé, on dit que le voyage c’est la seule chose qu’on achète et qui nous rend plus riches, et je suis plutôt en accord avec ça!

Voyager seule, ça m’a permis d’aiguiser ma confiance en moi, de me prouver à moi-même que je suis tellement plus débrouillarde que je le pense. De me prouver que je peux accomplir beaucoup plus grand que je l’imaginais. Ça m’a permis de repousser mes limites et d’élargir mes horizons, autant sur le monde que sur ma petite vie.

Voyager seule, c’est une des plus belles expériences que je me suis permis de vivre. Je suis revenue au Québec la tête remplie de souvenirs, mais aussi de projets, de confiance et de liberté.

Si l’idée de partir voyager seule te trotte dans la tête: vas-y fille, et fonce. J’te jure que tu ne le regretteras pas.

 Mélisande


Aventureuse et pétillante, elle a la tête débordante d’idées et de projets. Éternelle indécise, elle étudie présentement en communication, en sachant qu’un jour elle trouvera sa voix dans ce vaste domaine aux mille et une opportunités. Mélisande est une jeune femme curieuse et optimiste qui aime vivre simplement et profiter du moment présent. Passionnée par la vie et voyageuse dans l’âme, elle est inspirée par la mode, le bien-être et la photographie.


(couverture: peacebook.in)

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