Comment survivre à des beaux-parents qui te détestent

survivre-aux-beaux-parents-qui-te-detestentJe suis en couple depuis 9 ans avec un homme que je connais depuis 10 ans, et sur ces 120 mois, mes beaux-parents m’ont aimé un gros 2 mois. Ça m’a toujours affecté parce qu’ils viennent d’un milieu totalement différent du mien et que chez nous, mon amoureux fait littéralement partie de la famille. Dès les premières semaines, mon chum était devenu BFF avec mon père et mes oncles lui avait déjà fait passer l’initiation de la famille, qui consiste à pitcher les p’tits nouveaux dans la piscine tous habillés. De son côté par contre, lorsque nous allions dans des souper de famille, on aurait pu couper la tension au couteau. Je sentais toujours que j’étais de trop et lorsque je repartais en me disant «YES ! Souper réussis, j’ai passé au travers sans faire de faux pas! » et ben non, le lendemain matin la belle-sœur me textait que j’étais le sujet #1 de discussion dans la maison. Pis non, c’était pas pour dire à quelle point ils m’appréciaient. Alors avec toute cette d’expérience, j’ai rédigé un petit guide de survie qui t’aider si t’es dans la même situation que moi!

1) Arrête de chercher une raison
Y’en a pas. T’es trop si, trop ça, pas assez si, pas assez ça, t’as dit telle chose un moment donné, y’ont pas aimé ton regard l’autre fois. Ils vont trouver n’importe quoi pour te blâmer, et si jamais tu remédies à un de ces «problèmes», ils vont en trouver un autre! En cherchant dans le passé, tu risques de finir par te sentir coupable pour absolument rien, comme la fois ou t’as mis un chandail mauve pour aller chez eux et que tu avais oublié que ton beau-père détestait le mauve. NON! Fille, vis le moment présent et lâche le passé – t’es en train de passer à côté de plein de belles choses.

2) T’as rien à prouver à personne
Ne perds pas ton temps à essayer de leur prouver qu’ils ont tord à ton sujet. Si tu l’as pas réalisé encore, pour eux, ils ont toujours raison. Tu vas te rendre malheureuse en essayant de devenir la bru parfaite pour des personnes qui n’ont même pas été capables de te laisser une chance et de t’accepter comme tu es. Fais pas ça. De toute façon, le prix Bru of the year  n’existe pas encore.

3) Reste toi-même
Avec toutes tes petites manies, toutes tes qualités et tous tes défauts. En plus de rendre tes beaux-parents un peu cray cray, tu leur montres indirectement que tu n’as pas besoin de leur approbation pour exister. Si toi tu les acceptes comme ils sont et tu ne leur a jamais demandé de changer leurs personnalités, eh bien c’est donnant-donnant. En plus, si ton chum et toi vous êtes ensemble, c’est parce que vous vous aimez l’un et l’autre, tels que vous êtes. N’aie pas peur d’être fidèle à toi-même, c’est pas parce que tes beaux-parents attendent quelque chose de toi que ton chum attend nécessairement la même chose.

4) Ne les laisse pas envahir ton couple
Pour ça je ne le dirai jamais assez; la clé c’est la communication! «Ben oui on a compris Janette Bertrand» vous me direz mais, c’est vrai! Le pire dans ce genre de situations c’est quand les idées non fondées de tes beaux-parents commencent à jouer sur celles de ton partenaire. On sait comment l’opinion de nos parents peut être importante pour nous, et qu’à un moment donné, on se retrouve influencés par celle-ci. Le moins qu’ils en savent sur votre vie de couple, le mieux votre relation se portera. Ils n’ont pas besoin de savoir votre salaire annuel, pas besoin de savoir que tu as pleuré pour rien vendredi soir parce que tu étais en SPM, pis pas besoin de savoir que tu lui a peté une coche parce qu’il s’est encore acheté un autre jeu vidéo. Ils veulent prendre des nouvelles de leur fils? Pas de trouble! Mais il faut savoir garder son jardin secret. Votre vie privée vous appartient et vous devez mettre ça au clair.

5) Si tu les affrontes, ne les attaques pas
Si tu es comme moi, c’est assez dur rester dans des situations tendues sans les régler avant de se coucher le soir même. Malheureusement, l’envie de les affronter est souvent plus forte que n’importe quoi et malheureusement, quand trop d’émotions remontent, souvent les mots utilisés sont difficiles à contrôler. Non girl, là c’est le moment de se montrer plus mature qu’eux. Planifie ton moment, choisis les mots que tu vas utiliser, parle au Je, sois en contrôle de tes émotions, presqu’au-dessus de tes affaires, et pose des questions. Tu auras beaucoup plus d’impact assise calme devant eux avec un air sérieux, sans crier, et sans t’emporter en leur lançant «Nous avons un problème, je veux qu’on le règle parce qu’il y a une personne que nous aimons tous beaucoup qui en souffre» que si tu arrives les bras agités comme si tu faisais une charade mimée, en criant «Ma gang de fuckers, vous avez pas de raison de m’haïr de même, vous gâchez ma vie, allez chiez, JE L’AIIIIIIMMMMEEEEE» en crachant pis en pleurant comme une hystérique. Au pire, si tu as la crise d’hystérie facile, tu peux toujours leur écrire une lettre. Je te conseille toutefois fortement de la relire avant de leur donner 😉 !

Sans blague, on peut creuser loin loin loin selon le background de chacun mais au final, tout le monde a ses propres raisons. Desfois il faut simplement lâcher prise quelques jours, quelques mois, quelques années… avant que tout rentre dans l’ordre.

Un dernier truc avant de finir, si tu écris un article comme celui-ci, arrange-toi pour qu’ils ne le lisent JAMAIS!

Pis toi ta relation avec ta belle-famille, elle est comment ?

Christine B.


Scénariste en chef de sa vie, Christine a développé au courant des dernières années une habitude à s’imaginer chaque moment qu’elle vie ou espère vivre. Elle est passionnée par à peu près TOUT et proclame être le parfait équilibre entre la matante de salon et la party animal. Observatrice, elle adore l’être humain dans toute sa complexité et ses comportements qui parfois, disons-le, sont assez weird. La plus grande quête de sa vie : maîtriser l’art de la confiance en soi. On ne peut la décrire sans mentionner les mots mode et maquillage qui, à chaque fois prononcés, lui procurent les papillons d’un premier baiser. Born and raised sur la Rive-Sud de Montréal à proximité du Dix30 et du centre-ville, elle doit maintenant apprivoiser sa nouvelle vie de beauceronne et le magasinage en ligne.

(source gifs: giphy.com)
(couverture: Evan Kirby, unsplash.com)

4 commentaires sur Comment survivre à des beaux-parents qui te détestent

  1. Mat
    26 septembre 2016 at 3:46 (11 mois ago)

    Proud of you girl !

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    • Christine B
      26 septembre 2016 at 7:01 (11 mois ago)

      Thanks gee !

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  2. Lise
    26 septembre 2016 at 4:14 (11 mois ago)

    Ah ha tu réussi toujours a me faire rire… j’adore

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    • Christine B
      26 septembre 2016 at 7:01 (11 mois ago)

      Hihihi

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